histoire de la Grèce en résumé

Les notes de Marina pour la soirée JAC-LCR à l'ULB, où elle a présenté l'histoire de la Grèce en résumé. La carte mémoire était pleine et donc la vidéo a été coupé court - sorry!

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La Grèce du 19e et 20e siècle
    •    Que connaissez-vous de la Grèce ?
    •    Antiquité – Empire Romain – Empire Byzantin – Empire Ottoman – Etat grec des temps contemporains

L’Etat grec est né en 1831, après dix ans de guerre contre l’Empire Ottoman, une guerre qui a été à la base de classes, à laquelle la classe bourgeoise s’est imposée intellectuellement (inspiration de la siècle des lumières et de la révolution française).

Les forces politiques pendant la guerre d’indépendance liées aux puissances étrangères (Grande Bretagne, France, Russie)

A noter deux choses liées à la guerre de l’indépendance :
    •    Selon les conclusions de la 4e assemblée nationale, les grecs avaient décidé la création d’un Etat de régime démocratique. Et pourtant un roi bavarois leur a été imposé par les puissances
    •    Avant même sa naissance, l’Etat est endetté : c’est les dettes de la guerre établies par les puissances => ainsi le nouvel Etat est complètement dépendant des  pays forts (financièrement et politiquement)

Première constitution : septembre 1944 (place Syntagma) ; basée sur la constitution FR et BE : monarchie constitutionnelle
Deuxième constitution : 1862 ; démocratie royale

Histoire assez perturbée jusqu’à la 1a guerre mondiale (+faillite 1893). La Grèce n’est pas impliquée dès le debut ; elle a eu sa propre guerre en 1912-1914 : Guerres de Macédoine (partage de la Macédoine => origine du problème de la Macédoine).

La Grèce rentre en guerre en 1917, aux côtés de l’entente afin de pouvoir annexer des territoires, ce qui se fait à la fin de la guerre avec le traité de Sèvres. Pourtant, Venizelos- Roi. Efforts d’expansion et d’annexation de territoires additionels se qui mène à la défaite de la guerre de de l’Asie mineur : réfugiés, crise humanitaire, forces laborales et plutôt de gauche, contribution à la culture.

Entre deux guerres
Pauvrété, failite en 1932 et développement de la gauche, naissance du parti communiste (1918) qui rentre dès très tôt à la 3e Internationale. Grandes grèves en début des années ’30. Deux dictatures.

1936 : Dictature de Metaxas qui est le « Premier Ministre » qui « résiste » à l’invasion italienne.

Au cours de la IIe guerre mondiale : Il existe un gouvernement collabo, un gouvernement anglophile en exil au Caire, et le mouvement de résistance au pays, mais aussi au front du Moyen Orient. Le mouvement de résistance est surtout organisé par le Parti Communiste (il existe aussi une branche de droite). Le peuple les rejoint dans le but de libérer le pays, ils ne sont pas tous communistes  à l’origine, mais une grande majorité le deviennent au cours de la lutte. Et pourtant il a été décidé différemment. La Grèce est libérée des Allemands le 12 octobre 1944 et à ce moment là des négociations s’entament pour le statut de l’Etat d’après guerre. La droite impose un « gouvernement d’unité nationale » avec Georgios Papandreou comme Premier Ministre. Mais la gauche qui a libéré la plus grande partie du pays essaie de s’imposer aussi. Ainsi, en décembre 1944 une grande bataille a lieu à Athènes suite à une manifestation organisée par EAM-ELAS. La droite avec l’aide des Anglais qui se trouvent à la capitale comme une vraie force d’occupation suite à des semaines de bataille arrivent à contrôler Athènes. En février 1945, le Parti Communiste est désarmé, mais par la suite ne participe pas aux élections et quelque mois plus tard, commence la guerre civile. En 1947, Les Américains rentrent aussi dans la guerre civile aux côtés des Anglais qui ont difficile à s’imposer. C’est la première fois que des bombes napalm sont utilisées.

Enfin, la gauche est battue et la guerre civile termine en 1949. Il y a plusieurs points obscurs au niveau de la gestion et de certaines manœuvres du Parti Communiste, ce qui est important et qu’il devient illégal par après et que de 1949 à 1963, la Grèce est une démocratie seulement au nom, puisque des communistes sont exécutés, exilés et chassés de toutes les façons possibles. Ils ont du mal à trouver du travail, ils sont traités de traitres, d’immorals ennemis de l’Etat etc. Le pays est très pauvre, dévasté par la guerre, endetté, affaibli. Des fonctionnaires et militaires américains sont stationnés en Grèce (une partie de la marine est en permanence au Pirée) et les agents de la CIA contrôlent sans se cacher les ministères, l’Etat et le gouvernement. C’est pas gratuit le Plan Marshall. Les forces étrangères et surtout les USA dictent la politique économique et sociale et contrôlent la vie politique à tout niveau. La notion d’Etat social ne va jamais exister, le pays n’est pas une colonie, mais on peut facilement dire que c’est un protectorat. D’ailleurs la Grèce a été un des premiers membres de l’OTAN.

En 1955, un parti de gauche est créé, EDA, qui est en quelque sorte la branche légale du Parti Communiste. Aux élections de 1957, il a un 25%, ce qui fait peur à l’Etat de droite. Des élections consécutives ont lieu en 1961, en 1963 et 1964. En 1963, le parti du Centre (Papandreou) gagne les élections suite aussi au meurtre de Grigoris Lambrakis, député de la gauche, démocrate et pacifiste. Une période très troublée et instable qui mène à la crise de 1965, suite à laquelle Papandreou est obligé à démissionner. Papandreou est un personnage assez controversé, puisqu’il  a été « le PM des Anglais », a trahi la gauche, mais en début des années 60, vue que la gauche, même celle officielle, est toujours chassée, lui il apparaît comme une solution et donne de l’espoir. Il est le premier à fermer les camps d’exil et faire rentrer les exilés. Le peuple croit en lui et le défend fermement lors de la crise de 1965. Et pourtant c’est cette crise qui va mener au coup d’état. En quelque sorte, Papandreou a été la solution pour l’Occident, afin d’affaiblir la gauche toujours assez forte en Grèce. Certains croient que la crise a été orchestrée justement pour arriver au coup d’Etat. Plusieurs événements ont été prouvés par après d’avoir été des actes provocateurs, dans un cadre où des personnages politiques qui ont été protagonistes à la vie politique jusqu’à très récemment ont joué un rôle assez redouté et obscure.

En même temps, le Parti Communiste, illégal, troublé et en partie à l’étranger, tracassé par le processus de déstalinisation et les évolutions des années 60, il est assez affaibli. Suite aux événements de Prague en 1968, le Parti subit sa première scission, en pleine dictature. La moitié de ses membres sont en exil ou en prison, plusieurs sont à l’étranger. Pendant les premières six années de la dictature, les noyaux de résistance existent mais sont très faibles et dispersés. En 1973, pourtant, en février il y a une première révolte à la fac de Doit, en mai une autre parmi les forces navales et en novembre, la plus connue, celle de l’Ecole Polytechnique. Celle-ci a commencé par une occupation qui exigeait non seulement la démocratie, mais beaucoup de participants mettaient aussi des revendications beaucoup plus radicales, voire la transformation sociale. Le Parti Communiste au départ a un rôle assez controverse : il accuse les occupants d’être des agents des américains ! Enfin, l’occupation ne dure que 3 jours, après les militaires envahissent la faculté, il y a plus que 1000 morts et un nombre inconnu d’arrestations. Mais la dictature prendra fin en juillet 1974, avec l’invasion turque à Chypre.

Ce moment là est très critique. La gauche est de nouveau forte et l’Occident a intérêt de la contrôler. Karamanlis rentre de la France comme « sauveur », lui qui a été le premier à chasser les communistes dans les années 50, quand il était premier ministre. En 1975, il gagne les élections avec le résultat flagrant de 57%. Mais en  même temps, la manifestation du 17N qui honore la révolte de 1973 et qui se destine à l’Ambassade des USA rassemble plus qu’un million de manifestants. De 1975 à 1981, la gauche même si fragmentée plus que jamais, elle est toujours forte. Karamanlis rend le PC légal, dans le but de l’intégrer. Et Pasok est né.

Pasok : parti de centre, PAS de gauche, fils du parti Union du Centre des années 60. Il pousse très vite en intégrant les slogans de la gauche, il promet la démocratisation (et le socialisme !) et gagne les élections de 1981. Un an plus tôt, la nouvelle née démocratie compte ses premiers morts : manif de Polytechneio, un étudiant et une ouvrière sont tués par la police.

Les promesses de Pasok : démocratie, état social, non aux USA, sortie de l’OTAN.

Vite après sa victoire il s’engage à la CEE et à l’OTAN, crée un état social très faible (pensions pour tous, santé et éducation publique, droits des femmes etc), mais il applique aussi des politiques de droite : pas de rupture avec l’église, lois pour l’éducation bien inscrites dans un programme plus de droite, pas de taxation des riches et après la deuxième victoire, 1985, austérité. Deux dévaluations de la drachme. Oppression policière aussi : 1985 Kaltezas etc.

1989 : dans la tourmente du monde qui change et suite à des scandales économiques énormes,  le Pasok connaît sa première défaite. La droite au pouvoir, premiers efforts d’application de politiques libérales, suite aussi au traité de Maastricht. La droite ne reste que 3 années au pouvoir, puis encore Pasok, mais néolibéral (toujours pas de taxation des riches, politique économique plutôt favorable aux riches et puissants, aussi des armateurs et hommes d’affaires qui font du business en dépit de l’Etat).

Pourtant entre 1993 et 2005, la bulle protège aussi la classe moyenne et malgré l’application de politiques de droite, les gens ne se rendent pas compte de ce qui va suivre. L’euphorie des JO, la zone euro dupent les gens, ils tombent dans le piège.

2008 : révolte de décembre
2009 : crise
2010 : Troika, déterioration

Dans les années après la dictature, l’organisation terroriste 17N est née aussi.

Collabos non punis=> extreme droite

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